Les militaires belges en danger au contact des réfugiés?


Les syndicats pointent du doigt une série de problèmes dans les casernes où séjournent les réfugiés. Ils relèvent un manque de sécurité pour nos militaires dont certains sont photographiés par les résidents.

L'hébergement des demandeurs d'asile pose problème aux quatres syndicats (SLFP, CGSP, CSC, CGPM) de la Défense. D'après eux, la sécurité y est trop laxiste relate les journaux sudpresse. Outre l'absence d'identification claire, certains réfugiés prennent nos militaires en photo. Et ce, en dépit du niveau d'alerte terroriste (ramené à 2 en mars dernier, ndlr) qui plane sur notre pays.

"On accueille des demandeurs d'asile dont on ne sait rien" s'insurge Gilles Van Oosthuijze (SLFP) dans les colonnes du quotidien."À Tournai, ils entrent, ils sortent, ils communiquent avec leur smartphone et prennent mêmes nos militaires en photo! Ces gens ne sont même pas screenés. Et s'il y a des terroristes ou des personnes malveillantes parmi elles? Ces militaires pourraient être appelés à partir en mission. Il y a un grave problème pour leur sécurité."

Le syndicat libre pointe en outre un dispositif de sécurité insuffisant. Selon lui, seule une barrière Nadar sépare les militaires des réfugiés. En outre, certaines tensions commencent à gangréner l'atmosphère. "Côté armée, on est passé de 2 à 3 gardes, mais si une émeute éclate, on ne sait même pas si l'on peut ou si l'on doit intervenir".

Cette absence de séparation entre les soldats belges et les demandeurs d'asile est également pointée dans plusieurs casernes du pays, comme Coxyde, Lombardzijde, Elsenborn ou Sijsele. Seule Florennes est épargnée. "Car les lieux sont nettement mieux séparés".

Source : 7sur7

Publié le 08-10-2015